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13 janvier 2017

Carte scolaire 2017, les conditions de la rentrée se précisent…

Tout d’abord, nous n’avons pas pour habitude de commenter des documents de travail, cela dit, lorsque organisations syndicales et parlementaires y vont de leur avis, il ne nous a pas semblé illégitime de vous informer de cette situation, et de vous donner notre position.
Le Comité Technique Académique se réunira donc le 20 janvier prochain. Nous savions que l’Académie de Clermont-Ferrand serait dotée de 10 postes en plus, il se pourrait que ces 10 postes soient pourvus dans le seul Puy-de-Dôme, les 3 autres départements restant à 0. Sous l’égide des conventions rurales, l’Allier, le Cantal et la Haute-Loire n’auront pas de création. En revanche, le Puy-de-Dôme n’ayant pas encore signé de protocole, pourrait voir sa dotation abondée en cas de signature, le ministère ayant alloué nationalement 100 postes pour les conventions ruralité.

Pour rappel, l’avenant à la convention prévoit des suppressions de postes, quoi qu’on en dise : « Maintenir le nombre de postes d’enseignants à population scolaire totale du 1er degré constante ; en cas de baisse d’effectifs, pondérer le retrait de postes avec un plafonnement à 5 postes au maximum par an. »

Lors de la présentation de l’avenant au CDEN de rentrée, certains défendaient cette « aubaine ». Perdre moins de postes que prévu serait aussi bien que de ne pas en perdre du tout. Sic.

On nous a par ailleurs énoncé l’impérieuse nécessité d’être solidaire des autres départements pour qui les effectifs augmentaient, et que nous avions suffisamment abusé de la charité nationale.

Que voit-on aujourd’hui ? 4 départements déficitaires en effectifs d’élèves qui ne perdent pas de postes, dont un qui voit ses effectifs de postes augmenter, et qui pourrait en avoir davantage. Où est-donc la logique ? Comment se fait-il qu’on ne nous reprenne rien alors que cela semblait être une évidence il y a quelques semaines. Année électorale oblige, il faut conforter certains soutiens syndicaux.

Alors oui, la FSU 15 se félicite d’une quatrième rentrée sans suppressions de postes. Nous savons déconnecter une divergence de fond sur un projet de 3 ans, et les conditions d’exercice du travail technique de carte scolaire. Nous revendiquons plus de moyens pour l’école, donc si a minima il n’y a pas de suppressions de postes avec des effectifs d’élèves en baisse, on ne va pas crier au scandale. Nous trouvons étonnant que certains n’aient pas compris cela.

Car au-delà de l’organisation du service, qui ne saurait se faire dans un contexte de destruction d’emplois, l’avenant (ce qui n’était pas le cas de la convention d’origine) est au diapason des politiques publiques néo-libérales dictées par l’Europe. Les baisse des dotations de l’État encourageant les collectivités locales à mutualiser sans cesse, et inexorablement à concentrer toujours plus les services publics loin des usagers. De plus, nous craignons dans les références accrues aux compétences territoriales, que l’éducation ne soit bientôt plus nationale. Les transferts de compétences vers les communautés d’agglomérations, les fusions de communes, nous font présager du pire. La FSU 15 a de nombreuses fois dénoncé l’ingérence de certains élus locaux dans le fonctionnement des écoles, en dehors de toute prérogative. L’avenant introduit ceci dans ses objectifs :

-  « Accompagner l’approche intercommunale, en lien avec l’évolution territoriale dans le cadre de la loi NOTRe (structuration en EPCI, fusion de communes), par la création de réseaux d’écoles de territoire s’appuyant sur une neutralisation pour une durée de deux ans suivant la mesure.

- Renforcer la qualité de l’articulation entre temps scolaire et périscolaire dans le cadre des PEdT. »

Les enseignants subissent déjà les conséquences délétères du « nouveau management public » de Nicolas Sarkozy, que les gouvernements de François Hollande n’ont jamais remis en cause. Pressions de la part des parents de plus en plus fortes, et bientôt de la part des élus locaux, la FSU ne saurait s’associer à cela, mais tiendra bel et bien sa place dans les instances à venir, pour défendre le service public d’éducation.

Emeric Burnouf

N’OUBLIEZ PAS DE REMPLIR L’ENQUÊTE CARTE SCOLAIRE 2017 DU SNUIPP-FSU ICI

à lire (absolument) :

- Avenant à la convention pour un aménagement du territoire scolaire cantalien

 

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